Pas grand chose à dire , un échange rigolo avec l' ex-professeur de maths de ma fille de 6eme... Munissez vous d'un dictionnaire....au cas où....
Mon message initial:
"Monsieur,
Je viens vers vous car ma fille, en rentrant du collège à midi, m'a fait part d'un incident qui s'est produit en mathématiques ce jour.
Je souhaite donc éclaircir ce point et avoir quelques informations avec vous car je ne comprend pas la situation. En effet peut-être y a t'il malentendu de la part des élèves mais d'après ma fille il y aurait effectivement eu du chahut en classe durant lequel vous auriez à juste titre repris un élève indiscipliné . Cependant vous auriez dit (j'emploie volontairement le conditionnel) à la classe que "votre chien obéissait mieux qu'eux" et auriez (encore emploi du conditionnel) "menacé" les élèves d'une heure de colle collective.
A ce titre j'espère sincèrement que les élèves ont mal entendu vos propos car en effet les sixièmes peuvent être turbulents, indisciplinés et donc sanctionnés individuellement proportionnellement au chahut occasionné dans la salle de classe , mais en revanche il ne me semble pas les avoir entendu ABOYER et la comparaison canine me semble très maladroite, insultante et inappropriée. (si elle a eu lieu bien entendu)
Dans l'attente de vous lire ou de vous rencontrer.
(Etant enseignante moi-même à Coulommiers je pense que nous trouverons facilement un créneau commun pour nous rencontrer afin d'échanger sur cet incident , si vous le souhaitez)
Bien cordialement.
Mme E. "
Sa pros...... Réponse :
"Bonjour Madame ELVERT,
Je suis heureux de lire votre missive qui conforte quelques présomptions.
Tout d’abord, permettez-moi de reformuler vos propos dans un français plus intelligible, si tant est qu’ils puissent avoir été bien formulés. Je vous fais grâce d’ignorer le style obséquieux et approximatif de vos formulations, étant moi-même bien plus attaché au sens qu’à la forme.
Vous parlez d’un incident. Par définition du mot, c’est ce qui survient fortuitement et accessoirement au cours de quelque entreprise. On ne peut parler d’incident que si l’on a exprimé l’entreprise et observé un évènement inattendu consécutif à cette entreprise. De quelle entreprise précisément parler-vous ?
Vous rapportez ensuite la narration de votre fille, et concluez par un nouveau paragraphe « À ce titre » ; qui désigne une mention au début d’un livre, d’un sujet ou d’une formulation. Dois-je comprendre que vous daignez bien me professer votre efficience sur l’entreprise assujetti à ce que vous qualifiez d’incident par l’entremise de votre progéniture ? Vous concluez ensuite par un jugement moral avec les termes : « maladroite » ; « insultante », « inappropriée », accompagné d’une pointe d’ironie ne pouvant que souligner le caractère suffisant de votre missive.
Si je comprends bien vos allégations, vous contestez la gestion de ma classe de sixième en vous basant sur les mœurs de votre fille, et sur vos propres déclarations considérant avec bienveillance les comportements turbulents. Constatant aussi l’absence de l’injure dans votre accumulation de qualificatifs, qui par définition même du mot est d'un caractère injustifié; vous reconnaissez ainsi un bien-fondé ! Oxymore ou approximation ?
Je tiens tout d’abords à vous remercier de bien admettre indirectement que moi, je travaille sur l’ordre et à la discipline dans cette classe, notamment pour le besoin d’autres élèves qui n’ont pas à supporter de « turbulences ». A contrario, je suis consterné de devoir constater qu’un soi-disant membre de l’éducation nationale fasse un procès d’intention pour faire prévaloir une perception moraliste dans l’acte professionnel dont j’éluderais ici la question de la finalité.
Je n’ai pas plus de temps à perdre pour gloser sur vos conceptions iniques, et suivant vos formulations, « il me semble » que le comportement de votre fille a dû déjà être sérieusement recadré à plusieurs reprises, et pas uniquement par ma personne. L’inclinaison particulière à la sédition de votre fille aurait-elle une autre explication !
Souffrez donc de ma renonciation à votre ordalie, n’ayant pas, entre autres raisons, à commenter vos responsabilités parentales.
Monsieur L. Professeur de Mathématiques."
Alors cela vous inspire un peu non???